Escalade aux JO 2024 : résultats, calendrier, athlètes et moments forts
Les épreuves d’escalade des JO 2024 se déroulent sur six jours, du 5 au 10 août.
- Du 5 au 10 août : durée totale des compétitions.
- Alternance entre vitesse et combiné bloc-difficulté.
- Qualifications en début de semaine, finales dès le 7 août.
- Finales de vitesse femmes le 7 août après-midi.
- Finale du combiné hommes le 9 août au matin.
Programme et calendrier complet des épreuves d’escalade aux JO 2024
Les épreuves d’escalade des Jeux olympiques se déroulent sur six jours intenses, du 5 au 10 août. Le programme alterne entre les épreuves de vitesse et le combiné bloc-difficulté, avec des qualifications en début de semaine et des finales à partir du 7 août. Voici le détail complet des phases de compétition pour ne rien manquer.
| Date | Épreuve | Phase | Horaire |
|---|---|---|---|
| 5 août | Vitesse femmes | Qualifications | Matin |
| 5 août | Combiné hommes | Demi-finale bloc | Matin |
| 6 août | Vitesse hommes | Qualifications | Matin |
| 6 août | Combiné femmes | Demi-finale bloc | Matin |
| 7 août | Vitesse femmes | Finale | Après-midi |
| 7 août | Combiné hommes | Demi-finale difficulté | Après-midi |
| 8 août | Vitesse hommes | Finale | Après-midi |
| 8 août | Combiné femmes | Demi-finale difficulté | Après-midi |
| 9 août | Combiné hommes | Finale | Matin |
| 10 août | Combiné femmes | Finale | Matin |
Détail des temps forts du calendrier
La compétition s’ouvre le 5 août avec les qualifications de la vitesse féminine et la demi-finale bloc du combiné masculin. Les grimpeurs enchaînent ensuite sur la difficulté deux jours plus tard, tandis que les femmes disputent leur demi-finale difficulté le 8 août. Les finales du combiné concluent la semaine : celle des hommes le 9 août, celle des femmes le 10 août, un rendez-vous grimpeurs très attendu. Le mur d’escalade du Bourget, avec ses 6 000 spectateurs par jour, promet une ambiance électrique pour ces dernières journées de compétition, un site qui n’a rien à envier aux célèbres secteurs d’escalade Annot.
Format et règles des compétitions : vitesse, bloc, difficulté

Pour ces Jeux, l’escalade se décline en deux épreuves distinctes : la vitesse et le combiné (bloc + difficulté). Ce format marque un changement majeur par rapport à Tokyo, où la vitesse était fusionnée avec les autres disciplines. Désormais, les spécialistes de chaque domaine peuvent viser l’or sans compromis.
Sur le mur de vitesse, haut de 15 mètres, deux athlètes grimpent côte à côte : le premier à toucher le sommet élimine l’autre. L’épreuve de bloc se joue sur des structures de 4,5 mètres sans corde, où la technique prime. En difficulté, les concurrents disposent de 6 minutes pour grimper le plus haut possible sur un mur de plus de 15 mètres, un équipement où le choix des meilleurs chaussons pour bloc s’avère déterminant.
Le combiné additionne les scores du bloc et de la difficulté pour couronner un athlète complet, selon le format olympique en vigueur. Cette formule, plus lisible, exige à la fois puissance explosive et endurance. Les 68 quotas olympiques sont répartis entre 28 places en vitesse et 40 places pour le combiné.
Athlètes qualifiés et favoris des épreuves d’escalade aux JO 2024
- 68 grimpeurs qualifiés au total pour les épreuves olympiques
- 28 en vitesse (14 hommes, 14 femmes) pour des duels chronométrés
- 40 en combiné (20 hommes, 20 femmes) sur bloc et difficulté
- Janja Garnbret, championne olympique en titre, grande favorite
- Adam Ondra, légende tchèque de 31 ans, en quête d’un premier sacre
La qualification pour ces Jeux s’est jouée lors des Championnats du monde et des tournois continentaux, attribuant les quotas par nation, à l’image du championnat du monde escalade 2026 qui se tiendra à Chamonix. Avec 2 grimpeurs maximum par sexe et par CNO, la sélection était drastique, chaque pays devant choisir ses meilleurs éléments pour briller sur la scène olympique.
Les favoris incontestés du combiné
Chez les femmes, Janja Garnbret domine la discipline depuis des années. La Slovène, imbattable en bloc comme en difficulté, aborde la compétition avec le statut de championne olympique en titre et une pression assumée. En face, la relève est menée par Oriane Bertone, vice-championne du monde, déterminée à faire tomber la reine.
Côté masculin, Adam Ondra incarne l’expérience. À 31 ans, le Tchèque reste une référence absolue en difficulté, mais devra composer avec une génération montante particulièrement affûtée sur les blocs techniques.
Les outsiders à surveiller en vitesse
L’épreuve de vitesse, séparée du combiné depuis la dernière édition, met en lumière des spécialistes du duel. Les tensions sont extrêmes : une marge de 2 centièmes a suffi à départager les finalistes hommes, preuve que chaque geste compte sur les 15 mètres de mur. Les chronos records, flirtant avec la barre des 4 secondes, promettent des confrontations spectaculaires entre les meilleurs sprinteurs de la planète.
Lieu et site olympique : le mur d’escalade du Bourget
Les épreuves d’escalade des JO 2024 se sont déroulées au Parc des expositions Paris-Le Bourget, en Seine-Saint-Denis, au nord-est de Paris. Ce site, construit spécialement pour les Jeux, a accueilli les compétitions sur un mur d’escalade flambant neuf. Avec une capacité de plus de 6 000 spectateurs par jour, l’enceinte a offert un cadre spectaculaire aux grimpeurs.
L’infrastructure, inaugurée en 1982 puis entièrement remise à neuf pour l’événement, proposait aux athlètes un mur de 15 mètres de hauteur pour la vitesse, complétée par le gymnase du Bourget pour l’échauffement. Les structures de bloc, culminant à 4,5 mètres sans corde, et le mur de difficulté complétaient un dispositif technique de très haut niveau. Le site a ainsi confirmé son rôle de vitrine pour la 2ème apparition de l’escalade aux Jeux olympiques.
Équipe de France : les sept grimpeurs français en lice
La délégation française est l’une des plus fournies de la compétition, avec sept athlètes répartis sur les deux épreuves olympiques, une génération qui a souvent débuté dès l’âge pour débuter l’escalade. Ce collectif mixte, mené par des profils très différents, incarne le renouveau de l’escalade tricolore sur la scène internationale.
Pour cette 2ème apparition de l’escalade aux Jeux olympiques, l’objectif est clair : concrétiser les podiums entrevus lors des championnats du monde. La France aligne une équipe jeune et ambitieuse, capable de jouer les premiers rôles.
| Grimpeur français | Épreuve | Point fort |
|---|---|---|
| Oriane Bertone | Combiné | Bloc |
| Bassa Mawem | Vitesse | Record olympique |
| Paul Jenft | Combiné | Difficulté |
| Mejdi Schalck | Combiné | Bloc |
Les espoirs français
Oriane Bertone : 2e aux Championnats du monde, elle possède l’un des plus beaux palmarès de sa génération et vise clairement un podium sur l’épreuve de combiné.
Paul Jenft : 2e provisoire après l’épreuve de difficulté, il a démontré une gestion remarquable de la pression pour se placer parmi les meilleurs au classement général.
Mejdi Schalck : Battu pour l’or mondial du bloc, ce jeune compétiteur nourrit une légitime ambition de médaille sur le combiné, fort de ses récentes performances internationales.
Les outsiders tricolores
À côté de ces espoirs, la France compte sur l’expérience de ses vétérans pour apporter un supplément d’âme au collectif. Ces grimpeurs, bien que moins attendus sur le papier, disposent d’un pouvoir de nuisance certain face aux favoris.
C’est le cas de Bassa Mawem, détenteur d’un record olympique établi en 2021 sur le mur de vitesse. Sa puissance explosive sur les 15 mètres du mur du Bourget peut lui ouvrir les portes d’une finale, même s’il conserve un statut d’outsider face aux spécialistes de la discipline. L’équilibre entre jeunesse et expérience constitue la force principale de ce groupe tricolore, qui aborde chaque épreuve avec l’ambition de créer la surprise.
Les moments forts et vidéos à revoir de l’escalade olympique
La compétition de vitesse a offert des frissons avec des records du monde fracassants. Aleksandra Miroslaw a marqué l’histoire en signant 6″04, tandis que chez les hommes, le Chinois Zhao a établi une nouvelle référence à 4″54. L’Américaine Emma Hunt est devenue la première femme sous les 6 secondes, et le jeune Sam Watson a décroché le bronze avec un record du monde, une performance mémorable à revoir.
En combiné, Toby Roberts chez les hommes et Janja Garnbret chez les femmes ont dominé les débats. La Française Oriane Bertone, tendue mais déterminée, a livré une belle bataille. Pour revivre ces instants, les vidéos officielles des finales et les résumés des records sont disponibles sur les plateformes olympiques, avec les réactions des athlètes à chaud.
