Résultats du combiné escalade aux JO 2024 : scores, finales et performances françaises
Le combiné d’escalade aux JO 2024 additionne les scores du bloc et de la difficulté sur 200 points maximum.
- Bloc : 4 parcours de 4,5 m, 4 minutes chacun, 25 points par sommet.
- Difficulté : mur de 15 m, un seul essai limité à 6 minutes.
- Pénalité de 0,1 point par chute en bloc, déduite du score.
- 8 finalistes qualifiés par genre (Q) pour le podium final.
- Paul Jenft : 91,1 points au total, seul Français qualifié en finale.
Format, règles et système de score du combiné (bloc + difficulté)
| Paramètre | Valeur | Impact sur le score |
|---|---|---|
| Score maximal total | 200 points | Somme bloc + difficulté |
| Score maximal en bloc | 100 points | 4 blocs × 25 points |
| Score maximal en difficulté | 100 points | Basé sur la hauteur atteinte |
| Pénalité par chute | 0,1 point | Soustrait du score du bloc |
Le combiné olympique d’escalade additionne les performances de deux disciplines : le bloc et la difficulté. Chaque épreuve rapporte au maximum 100 points, pour un total possible de 200 points. Ce système récompense la polyvalence : un athlète doit exceller dans les deux formats pour espérer monter sur le podium.
Le déroulement de l’épreuve de bloc
Les murs de bloc mesurent 4,5 mètres de hauteur, avec des chutes amorties par des tapis épais. Les compétiteurs affrontent 4 blocs différents, chacun valant 25 points. Le grimpeur dispose de 4 minutes par bloc, avec des tentatives illimitées chaque tentative compte physiquement, mais seule la meilleure est notée.
Le scoring récompense la progression verticale :
- Première zone : 5 points atteinte du premier repère.
- Seconde zone : 10 points atteinte du deuxième repère.
- Sommet : 25 points réalisation du bloc en entier.
- Chute : 0,1 point de pénalité déduit du total du bloc.
Entre chaque bloc, les athlètes disposent de 4 minutes de repos pour récupérer et analyser le parcours suivant.
Le déroulement de l’épreuve de difficulté
Le mur de difficulté culmine à 15 mètres et se grimpe en tête le grimpeur doit clipper son assureur au fur et à mesure de son ascension, à l’image de l’équipement glace utilisé en cascade. Chaque athlète n’a droit qu’à un seul essai, avec une limite de 6 minutes pour atteindre le sommet.
| Paramètre | Valeur | Règle associée |
|---|---|---|
| Hauteur du mur | 15 mètres | Voie identique pour tous |
| Temps limite | 6 minutes | Temps dépassé = fin de course |
| Nombre d’essais | 1 seul | Chute ou temps écoulé = score final |
Le score en difficulté est calculé selon la dernière prise tenue avant une chute ou la fin du temps. Chaque prise franchie rapporte des points, jusqu’à un maximum de 100 points pour le sommet. Une gestion prudente du rythme est essentielle : une chute en bas de voie rapporte peu, tandis qu’une ascension lente mais régulière peut mener loin.
Compétition d’escalade aux JO 2024 : lieu, calendrier et format
Cette gestion du rythme et la préparation technique des grimpeurs sont encadrées en France par la fédération française d’escalade, qui structure l’entraînement et la compétition à tous les niveaux.

| Élément | Détail | Chiffre clé |
|---|---|---|
| Site de compétition | Site d’escalade du Bourget | Parc des expositions |
| Localisation | Seine-Saint-Denis, nord-est de Paris | Installation de 1982 |
| Épreuve combinée | Bloc + difficulté | 200 points au total |
| Hauteur des murs | Bloc : 4,5 m Difficulté : 15 m | 2 disciplines |
| Participants en finale | 8 finalistes par genre | 16 au total |
| Calendrier | Demi-finales puis finale | 2 phases |
L’épreuve d’escalade des Jeux Olympiques de Paris se déroule au site d’escalade du Bourget, dans le parc des expositions de Paris-Le Bourget, en Seine-Saint-Denis. Cette installation, inaugurée en 1982, a été spécialement aménagée pour accueillir les compétitions de bloc et de difficulté dans un cadre unique.
Le format du combiné repose sur deux épreuves : le bloc (murs de 4,5 mètres) et la difficulté (mur de 15 mètres). Chaque discipline rapporte jusqu’à 100 points, pour un score maximal de 200 points. Les athlètes enchaînent les phases de qualification, les demi-finales et la grande finale, où seuls les 8 meilleurs finalistes par genre s’affrontent pour décrocher les médailles.
Côté calendrier, les épreuves s’étalent sur plusieurs jours : d’abord les demi-finales avec l’ensemble des grimpeurs, puis la finale tant attendue. Les 16 finalistes (8 hommes et 8 femmes) se disputent les podiums dans une ambiance électrique, avec des performances spectaculaires sur les deux murs. Chaque passage est chronométré : 4 minutes par bloc et 6 minutes en difficulté, ce qui exige une gestion précise du temps et de l’énergie.
Comparaison Tokyo 2020 vs Paris 2024 : évolution du format olympique
| Critère de comparaison | Tokyo 2020 | Paris 2024 |
|---|---|---|
| Disciplines combinées | Bloc + difficulté + vitesse | Bloc + difficulté uniquement |
| Épreuve de vitesse | Intégrée au combiné | Épreuve séparée |
| Score maximal | Multiplicatif (3 disciplines) | 200 points (100 + 100) |
| Hauteur des murs | Bloc 4,5 m diff. 15 m | Bloc 4,5 m diff. 15 m |
| Nombre de blocs | 4 blocs + vitesse | 4 blocs, tentatives illimitées |
| Temps limite en difficulté | 6 minutes | 6 minutes |
| Logique de score | Multiplication des rangs | Addition des points |
Une refonte majeure pour plus de lisibilité
Le passage de Tokyo 2020 à Paris 2024 marque un tournant décisif dans l’histoire olympique de l’escalade. À Tokyo, les athlètes devaient enchaîner les trois disciplines bloc, difficulté et vitesse dans un format combiné unique. Ce système de multiplication des rangs, souvent critiqué pour son opacité, pouvait sanctionner durement un grimpeur spécialiste d’une seule discipline. Un athlète performant en bloc mais plus lent en vitesse voyait son classement chuter brutalement, rendant le résultat final difficile à anticiper pour le public.
Le nouveau format : bloc + difficulté
Pour l’édition parisienne, le Comité International Olympique a tranché : la vitesse est retirée du combiné pour devenir une épreuve totalement distincte. Le combiné se recentre désormais sur deux disciplines complémentaires, le bloc et la difficulté, avec un score total maximal de 200 points 100 points pour le bloc et 100 points pour la difficulté. Cette refonte simplifie considérablement la lecture des résultats pour les spectateurs, tout en récompensant la polyvalence sur les deux formats techniques les plus exigeants.
Des hauteurs et des règles inchangées
Si le format global a évolué, les fondamentaux techniques restent identiques. Les murs de bloc conservent leur hauteur de 4,5 mètres, avec toujours 4 blocs à résoudre, chacun d’une valeur maximale de 25 points. Le mur de difficulté reste à 15 mètres, avec un temps limite de 6 minutes. La nouveauté réside dans la séparation claire des épreuves : les athlètes peuvent désormais se spécialiser, et les spectateurs suivent chaque discipline sans confusion une évolution saluée par les athlètes eux-mêmes.
Comprendre le départage et les critères d’égalité au combiné
Dans un format où le score maximal total est de 200 points (100 en bloc, 100 en difficulté), les écarts peuvent parfois être infimes. Le règlement olympique a donc prévu un système de départage précis pour classer les athlètes, notamment lors des phases de qualification où une place en finale se joue souvent à quelques dixièmes.
- Scores bloc prioritaires : les athlètes cumulant le plus de points sur les 4 blocs (25 points par bloc maximum) sont classés en premier.
- Score en difficulté : ce total sur le mur de 15 mètres sert de second critère pour trancher une égalité.
- Nombre de tentatives : le grimpeur ayant réussi ses blocs avec le moins d’essais est avantagé
- Temps cumulé : les performances rapides sont récompensées
- Départage rare : ces critères ne s’appliquent qu’en cas d’égalité parfaite sur les 200 points
Pourquoi ce système de départage est-il crucial ?
Imaginons deux concurrents à égalité parfaite de 91,1 points au total. Les juges comparent alors leurs résultats respectifs sur les quatre blocs de 4,5 mètres : celui qui a atteint le plus de zones (la première zone à 5 points, la seconde à 10 points) ou gravi les sommets prend l’avantage. La logique favorise la régularité en bloc, considérée comme le socle de la polyvalence.
En difficulté, la règle est plus simple : un seul essai sur le mur de 15 mètres, avec un temps limite de 6 minutes. En cas d’égalité sur la hauteur atteinte, l’athlète qui a grimpé le plus vite est déclaré vainqueur, car la pénalité de 0,1 point par chute ne s’applique qu’en bloc. Ce critère temporel pousse les finalistes à gérer leur rythme avec une extrême précision, même en l’absence de pression directe de l’adversaire.
Ce mécanisme transparent assure que chaque grimpeur, comme le Français Paul Jenft avec ses 57 points en difficulté, connaît exactement le chemin à parcourir pour monter sur le podium.
Résultats définitifs du combiné femme aux JO 2024 : finalistes et médaillées
- 8 finalistes qualifiées (Q) pour le combiné femme.
- Oriane Bertone seule Française en finale.
- Janja Garnbret favorite incontestée de l’épreuve.
- Podium femmes : Janja Garnbret, Brooke Raboutou, Jessica Pilz.
- Performances françaises : finale pour Bertone, élimination pour les autres.
Le déroulement de la finale femme
La finale du combiné femme s’est jouée en deux temps. Sur les 4 blocs de 4,5 mètres, Janja Garnbret a immédiatement imposé sa loi. La Slovène a signé des tops rapides, ne laissant que des miettes à ses rivales. Ses principaux scores en bloc ont construit un avantage décisif avant même l’épreuve de difficulté. Derrière elle, l’Américaine Brooke Raboutou et l’Autrichienne Jessica Pilz se sont livré un duel acharné pour les places d’honneur.
Sur le mur de 15 mètres en difficulté, avec ses 6 minutes réglementaires, Garnbret n’a pas tremblé. Sa progression fluide et sa gestion du rythme ont scellé sa domination. Avec un total proche du maximum de 200 points, elle a confirmé son statut de légende. Brooke Raboutou a décroché l’argent grâce à sa régularité, tandis que Jessica Pilz a complété le podium en capitalisant sur ses performances en bloc. La finale a démontré l’importance d’exceller dans les deux disciplines pour espérer une médaille.
Les Françaises engagées et leur parcours
- Oriane Bertone : qualifiée en finale, seule Française.
- Demi-finale : très solide en bloc, gère la difficulté.
- Classement final : 5e place pour Bertone.
- Autres Françaises : éliminées en demi-finale.
Oriane Bertone a porté les couleurs de la France. Sa qualification en finale s’est construite sur des performances solides en demi-finale, notamment dans la discipline du bloc. Face à une concurrence redoutable, la Française a terminé à une belle 5e place, confirmant son rang parmi l’élite mondiale. Les autres grimpeuses françaises engagées n’ont pas réussi à passer le cap des demi-finales, éliminées après la phase de bloc. Le parcours de Bertone reste l’un des grands espoirs tricolores pour les prochaines échéances internationales.
Résultats définitifs du combiné homme aux JO 2024 : finalistes et médaillés
- 8 finalistes qualifiés (Q) pour l’épreuve masculine du combiné.
- Paul Jenft qualifié avec un total de 91,1 points.
- Sam Avezou éliminé en demi-finale.
- Hamish MacArthur outsider confirmé en finale.
- Colin Duffy finaliste américain.
- Podium hommes décidé sur un score combiné de 200 points maximum.
Le parcours des Français : Jenft qualifié, Avezou éliminé
La finale masculine du combiné a consacré Paul Jenft comme seul représentant tricolore. Le grimpeur français a su marquer les esprits en phase qualificative, notamment sur le mur de difficulté de 15 mètres où il a inscrit 57 points sa meilleure performance dans la discipline. Avec un total de 91,1 points, il a décroché son ticket pour la finale parmi les 8 finalistes qualifiés (Q).
Son compatriote Sam Avezou n’a pas connu la même réussite. Éliminé dès les demi-finales, il n’a pas réussi à enchaîner les blocs de 4,5 mètres avec suffisamment de régularité pour se hisser dans le top 8. Une déception pour le clan français, qui misait sur sa polyvalence entre le bloc et la difficulté.
Les outsiders et le podium : MacArthur et Duffy en lice
Parmi les finalistes, Hamish MacArthur a confirmé son statut d’outsider. Sa gestion des 4 blocs et son efficacité en difficulté lui ont permis de rivaliser avec les favoris. L’Américain Colin Duffy, finaliste régulier des grandes compétitions, a également validé sa place en finale avec une progression constante.
Le podium masculin s’est joué sur des détails. Avec un score maximal de 200 points, la moindre pénalité de 0,1 point en cas de chute a pesé dans la balance. La régularité en bloc où chaque parcours vaut jusqu’à 25 points et la performance en difficulté ont départagé les meilleurs grimpeurs du monde.
Stratégies gagnantes et critiques du combiné d’escalade
Le combiné exige une gestion millimétrée du temps. En bloc, les 4 minutes par parcours imposent des essais rapides, d’autant que 4 minutes de repos séparent chaque bloc. Une réussite immédiate préserve l’énergie pour la difficulté, où les 6 minutes sur le mur de 15 mètres demandent un rythme soutenu mais maîtrisé pour éviter les pénalités de chute.
Cette polyvalence valorisée distingue les athlètes complets, capables d’enchaîner force explosive et endurance. La complexité du système de points reste toutefois critiquée : le cumul des scores de bloc et de difficulté, avec ses zones à 5 et 10 points, peut paraître opaque. Les puristes regrettent une lisibilité moindre par rapport à des formats plus simples, malgré l’équité renforcée par le nouveau système.
