Combiné d’escalade aux JO de Paris 2024 : format, calendrier, résultats et performances des Français

Le combiné d’escalade aux JO 2024 allie bloc et difficulté, sur 200 points.

  • Bloc : 4 blocs de 4,5 m, 100 pts max.
  • Difficulté : mur de 15 m, un essai, 100 pts.
  • Score final : multiplication des places (plus bas = meilleur).
  • Janja Garnbret a conservé son titre olympique.
  • La vitesse est désormais une épreuve séparée.

Format, disciplines et règles du combiné d’escalade aux JO 2024

À Paris, le combiné d’escalade olympique réunit deux disciplines : le bloc et la difficulté. La vitesse, présente à Tokyo, est désormais une épreuve séparée. Cette formule exige des grimpeurs polyvalents, capables d’enchaîner les mouvements puissants sur les blocs et de gérer leur énergie sur le mur de difficulté, à l’image des cotations en escalade qui évaluent la difficulté des blocs. Le score final additionne les 100 points du bloc et les 100 points de la difficulté, soit un total possible de 200 points.

Discipline Hauteur / mur Points max Règles clés
Bloc 4,5 m 100 pts (4 blocs × 25 pts) 4 min par bloc, zones à 5 et 10 pts
Difficulté 15 m 100 pts 6 min, un seul essai, pénalité de 0,1 pt par chute

Comment marquer des points en bloc ?

Les grimpeurs disposent de 4 minutes par bloc et de 4 minutes de repos entre chaque essai. Ils doivent atteindre des zones précisément délimitées : la première zone rapporte 5 points, la seconde 10 points, et le sommet du bloc vaut 25 points. Chaque chute entraîne une pénalité de 0,1 point, ce qui pousse les athlètes à soigner leurs tentatives.

Comment se déroule l’épreuve de difficulté ?

Sur un mur de 15 mètres de haut, chaque grimpeur n’a qu’un seul essai pour aller le plus loin possible en 6 minutes. Les points sont attribués selon la hauteur atteinte, sur un barème maximal de 100 points. Une chute ou une prise manquée signe la fin de la tentative, d’où l’importance d’une gestuelle propre et d’une stratégie de rythme maîtrisée.

Comment est calculé le classement final ?

Le classement combine les performances des deux disciplines. Les places obtenues dans chaque épreuve sont multipliées : le score le plus bas est donc le meilleur. Un grimpeur qui termine 3ᵉ en bloc et 2ᵉ en difficulté obtient un total de 6, battant un rival qui cumulerait 4 et 2 (8). Cette règle récompense la régularité et pénalise les contre-performances sur un seul mur.

En cas d’égalité au classement final, le score en bloc est utilisé comme critère de départage avant la difficulté.

Résultats, finalistes et médaillés du combiné d’escalade à Paris 2024

escalade combine jo

La grimpeuse slovène Janja Garnbret a conservé son titre olympique en remportant la finale du combiné, confirmant sa domination sur l’épreuve après son sacre à Tokyo. Chez les hommes, la finale a couronné un grimpeur complet, capable d’exceller dans les deux disciplines du format. Les épreuves de bloc se sont déroulées sur des murs de 4,5 m avant de basculer sur le mur de 15 m en difficulté pour départager les huit finalistes.

Côté français, Paul Jenft a réalisé une performance remarquable en signant le 5e score en difficulté avec 57 points, portant son total à 91,1 points sur les 200 possibles. Cette prestation lui a permis de se qualifier pour la finale, tandis que son compatriote Sam Avezou a été éliminé en demi-finale après une chute sur le secteur n°2 des blocs. La finale s’est déroulée devant un public du site du Bourget conquis par l’intensité des duels.

Performances des Français : Jenft, Avezou et Bertone au combiné

Paul Jenft et Sam Avezou en demi-finales

La délégation française a placé deux grimpeurs en demi-finale du combiné chez les hommes. Paul Jenft y a signé une performance remarquable, terminant avec un total de 91,1 points, dont 57 points obtenus sur le mur de difficulté de 15 mètres. Cette 5e meilleure performance en difficulté lui a permis de valider son billet pour la finale, confirmant sa régularité sur les deux disciplines.

Son compatriote Sam Avezou a connu un parcours plus contrasté. Éliminé dès les demi-finales, il a notamment chuté sur le secteur n°2 du bloc, un passage qui lui a coûté de précieux points. Malgré un bon départ sur les premiers problèmes, cette erreur a compromis son classement général et l’a privé d’une place en finale.

Oriane Bertone en finale et espoirs de podium

Côté féminin, Oriane Bertone a réussi à se hisser parmi les 8 finalistes du combiné. Sa performance clé reste son passage en bloc, où sa lecture rapide des problèmes résolus en moins de 4 minutes chacun lui a permis de scorer sur la majorité des 4 blocs proposés. Cette régularité a fait la différence face à des concurrentes plus spécialisées en difficulté.

Au total, ce sont 4 grimpeurs français qui étaient engagés dans les épreuves de combiné, avec des objectifs différents :

  • Oriane Bertone finaliste, en présentation pour un podium
  • Paul Jenft qualifié pour la finale masculine
  • Sam Avezou éliminé en demi-finale après sa chute en bloc
  • Un 4e grimpeur tricolore engagé dans les qualifications

La performance de Jenft en difficulté avec un score de 57 points sur un maximum de 100 démontre l’adaptation des Français au nouveau format, tandis que Bertone incarne les espoirs de médaille pour l’équipe de France sur ce combiné bloc-difficulté.

Évolution du format : de Tokyo 2020 au combiné de Paris 2024

À Tokyo, le combiné olympique réunissait trois disciplines : vitesse, bloc et difficulté. Ce format forçait les grimpeurs à s’entraîner dans des registres très différents, rendant le classement complexe et parfois critiqué pour sa dimension artificielle.

Pour Paris, le format a été repensé. Le combiné se limite désormais au bloc et à la difficulté, tandis que la vitesse est devenue une épreuve séparée. Le score total possible est de 200 points, répartis équitablement : 100 points pour les quatre blocs et 100 points pour la difficulté. Cette refonte vise à valoriser l’expertise des spécialistes et à offrir un spectacle plus lisible.

Le changement est substantiel : à Tokyo, le classement final se calculait en multipliant les places obtenues dans chaque discipline. À Paris, la logique est additive et plus intuitive. Cette évolution prépare aussi le terrain pour Los Angeles 2028, où trois médailles distinctes sont envisagées pour chaque spécialité.

Calendrier et programme des épreuves de combiné aux JO 2024

Épreuve Date Horaire Lieu
Demi-finale bloc (hommes et femmes) 6 août 10h00 Le Bourget
Demi-finale difficulté (hommes et femmes) 8 août 10h00 Le Bourget
Demi-finale femmes (bloc et difficulté) 8 août 11h00 Le Bourget
Finale hommes (bloc) 10 août 10h15 Le Bourget
Finale hommes (difficulté) 10 août 12h35 Le Bourget
Finale femmes (bloc) 10 août 10h15 Le Bourget
Finale femmes (difficulté) 10 août 12h35 Le Bourget

Le site d’escalade du Bourget, en Seine-Saint-Denis, accueille l’ensemble des épreuves de combiné. Les demi-finales se déroulent sur deux jours distincts : le 6 août pour le bloc, puis le 8 août pour la difficulté, avec des qualifications dès 10h. La demi-finale femmes combine les deux disciplines le 8 août à 11h00.

Les finales se concentrent sur une seule journée, le 10 août, avec un programme dense : les grimpeurs enchaînent le bloc à 10h15 puis la difficulté à 12h35. Ce format en deux manches permet de couronner un athlète complet, capable de performer sur les 4 blocs de 4 minutes comme sur le mur de 15 mètres.

Pour les spectateurs, chaque session dure environ 2 à 3 heures, incluant les rotations et les périodes de repos de 4 minutes entre les blocs. Les horaires sont pensés pour un public familial, avec des finales en matinée et début d’après-midi. Il est conseillé d’arriver 30 minutes avant le début des épreuves pour profiter de l’ambiance du site et des échauffements des athlètes.

Stratégies des grimpeurs pour réussir le combiné olympique

  • 4 minutes par bloc : chaque problème doit être résolu rapidement, sans laisser place au doute.
  • 6 minutes en difficulté : un seul essai pour grimper le plus haut possible sur le mur de 15 mètres.
  • Gérer le rythme : alterner phases d’observation et d’action pour ne pas brûler ses forces trop tôt.
  • Limiter les tentatives : chaque chute coûte 0,1 point, mieux vaut réfléchir avant de sauter sur le mur.
  • Réussir les zones rapidement : atteindre la première zone rapporte 5 points, la seconde 10 points, le sommet 25 points.

Pour briller dans le combiné olympique, la gestion du temps est aussi cruciale que la force physique. En bloc, les athlètes disposent de 4 minutes par passage sur des murs de 4,5 mètres de haut, avec seulement 4 minutes de repos entre chaque bloc. Cette cadence impose une lecture éclair des problèmes et une exécution immédiate : chaque tentative inutile fragilise le score final.

En difficulté, la donne change. Le grimpeur a un unique essai de 6 minutes pour dompter un mur de 15 mètres. La stratégie consiste à trouver un rythme soutenable, en réservant l’explosivité pour les sections techniques. Une chute prématurée compromet tout, car les 100 points attribués à cette discipline représentent la moitié du total possible au combiné.

L’équilibre entre les deux disciplines reste la clé. Un compétiteur qui maximise les 25 points par bloc peut prendre un avantage décisif avant même d’aborder le mur de difficulté. À l’inverse, un grimpeur endurant peut combler son retard en difficulté en gérant parfaitement ses 6 minutes d’effort. La polyvalence et la régularité priment sur les exploits ponctuels.




Cette aisance sur les blocs rappelle l’importance de la technique de préhension, notamment la prise en pan gullich, qui permet de contrôler des surfaces lisses et inclinées.