Benjamin Guigonnet : ce que l’on sait de sa mort dans l’accident des gorges du Verdon
Benjamin Guigonnet et Quentin Lombard sont morts dans une sortie de route aux gorges du Verdon.
- Deux formateurs ENSA décédés, figures de l’alpinisme français.
- Drame survenu le 18 septembre vers 23h à La Palud-sur-Verdon.
- 37 et 34 ans, guides de haute montagne et pères de famille.
- Leur véhicule a plongé dans le ravin sur la route des Crêtes.
- Hommage de Thomas Auvaro, parlant d’un « mentor » et d’une « source d’inspiration ».
Décès de Benjamin Guigonnet et Quentin Lombard, formateurs à l’ENSA
Le jeudi 18 septembre, aux alentours de 23 heures, un dramatique accident de la route a coûté la vie à deux figures emblématiques de l’alpinisme français : Benjamin Guigonnet, 37 ans, et Quentin Lombard, 34 ans. Tous deux officiaient comme formateurs en alpinisme à l’ENSA (École Nationale de Ski et d’Alpinisme) de Chamonix, un établissement de référence pour la formation des guides et des skieurs professionnels.
- Deux formateurs ENSA décédés : Benjamin Guigonnet et Quentin Lombard encadraient les futures élites de la montagne.
- Accident à La Palud-sur-Verdon : le drame s’est produit dans les Alpes-de-Haute-Provence, sur la route des Crêtes.
- Voiture chute dans le ravin : leur véhicule a fait une sortie de route dans la nuit, plongeant dans le ravin des gorges du Verdon.
- 37 et 34 ans : deux jeunes pères de famille, passionnés et reconnus, fauchés en pleine carrière.
- Choc immense en montagne : la nouvelle a provoqué une onde de choc dans le milieu de l’alpinisme et au-delà.
L’émotion est d’autant plus vive que les deux hommes étaient des figures respectées et appréciées, comme pour d’autres décès en montagne. Originaire de Saint-Paul-de-Vence, Benjamin Guigonnet était un guide de haute montagne expérimenté, tout comme Quentin Lombard. Leur disparition brutale laisse un vide immense au sein de l’ENSA et dans toute la communauté alpine, qui perd bien plus que deux formateurs : deux ambassadeurs de leur discipline.
Hommages et vive émotion de la communauté alpine

L’onde de choc est immense à Saint-Paul-de-Vence, ville natale de Benjamin Guigonnet. Ses proches décrivent un drame « inimaginable, affreux et terrible ». La perte de ce guide de haute montagne de 37 ans, décédé avec Quentin Lombard, laisse la communauté locale et l’ensemble du milieu de l’alpinisme français orphelins.
Son ami Thomas Auvaro a tenu à lui rendre un vibrant hommage, le qualifiant de « mentor » et de « source d’inspiration ». Un autre proche salue la mémoire d’un « très grand alpiniste ». Sur les réseaux sociaux, les messages de condoléances et les souvenirs affluent, témoignant de la profondeur de l’attachement porté aux deux formateurs de l’ENSA.
Accident de voiture dans les gorges du Verdon
Le drame s’est produit dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 septembre, vers 23 heures, sur la route des Crêtes, un axe sinueux surplombant les gorges du Verdon à La Palud-sur-Verdon. Le véhicule transportant Benjamin Guigonnet et Quentin Lombard a fait une sortie de route et a terminé sa course dans un ravin, selon les informations rapportées par les secours.
Malgré l’intervention rapide des pompiers et du SMUR, les deux hommes, âgés de 37 ans et 34 ans, n’ont pas survécu à leurs blessures. La route des Crêtes, réputée pour ses panoramas vertigineux mais aussi pour sa dangerosité, a été le théâtre de ce tragique accident, un, un accident au Verdon similaire à celui qui avait endeuillé la région en 2023 drame des gorges qui a profondément marqué la communauté alpine, qui a profondément marqué la communauté alpine. Les circonstances précises de la sortie de route restent à déterminer par les enquêteurs.
Parcours et témoignages d’un guide de haute montagne
Le parcours professionnel de Benjamin Guigonnet
- Guide haute montagne depuis 2011
- DEJEPS canyonisme obtenu en 2023
- Conseiller technique chez Simond à Chamonix
- Originaire de Saint-Paul-de-Vence, Alpes-Maritimes
Benjamin Guigonnet avait construit un parcours professionnel solide, marqué par une double expertise en alpinisme et en canyonisme. Guide de haute montagne depuis 2011, il avait élargi ses compétences en décrochant le DEJEPS canyonisme en 2023, un diplôme d’État qui témoigne de sa polyvalence dans les sports de montagne.
Originaire de Saint-Paul-de-Vence, dans les Alpes-Maritimes, il exerçait également comme conseiller technique chez Simond à Chamonix. Cette double casquette lui permettait de conjuguer transmission pédagogique à l’ENSA et expertise terrain auprès des équipementiers. Père de deux enfants, il était profondément ancré dans la vallée de Chamonix, où il vivait au rythme de la montagne.
Témoignages de ses proches et collègues
L’émotion est immense à Saint-Paul-de-Vence, sa ville natale, où sa mère Nadine Guigonnet, élue municipale et fondatrice du festival Festisport, est une figure locale bien connue. Son ami Thomas Auvaro a confié : « C’était mon mentor, ma source d’inspiration. » Un autre proche décrit un « très grand alpiniste », unanimement respecté dans le milieu.
Les témoignages convergent vers le portrait d’un homme passionné et généreux, dont l’engagement auprès des jeunes alpinistes et des participants au festival Festisport où il comptait 12 éditions de participations actives restera gravé dans les mémoires. Sa disparition brutale laisse un vide dans la communauté alpine, bien au-delà de ses proches.
Piolet d’Or 2018 : le Gang des Moustaches au Nuptse
| Année | Ascension | Alpinistes | Altitude |
|---|---|---|---|
| 2017 | Face sud du Nuptse, Népal | Benjamin Guigonnet, Hélias Millerioux, Frédéric Degoulet | 7 861 m |
| 2018 | Piolet d’Or décerné | Gang des Moustaches |
L’ascension qui a marqué la carrière de Benjamin Guigonnet reste l’ouverture d’une voie inédite dans la face sud du Nuptse, au Népal, culminant à 7 861 mètres. Une performance réalisée sans oxygène, en pleine zone de l’Himalaya, aux côtés de Hélias Millerioux et Frédéric Degoulet. Ce trio, surnommé le « Gang des Moustaches », a ouvert une ligne audacieuse dans une paroi réputée pour sa difficulté technique. Cette expédition, menée en 2017, a immédiatement été saluée par la communauté alpine comme une référence en matière d’alpinisme moderne.
Douze mois plus tard, la consécration est arrivée avec l’obtention du Piolet d’Or 2018. Cette distinction, considérée comme l’Oscar de l’alpinisme, récompense les expéditions les plus marquantes de l’année. Pour Benjamin Guigonnet, ce prix a couronné une approche de la montagne alliant performance physique, engagement et humilité. Ses partenaires de cordée ont salué sa vision précise de la voie et sa capacité à garder son calme dans les passages les plus exposés. Cette trace au Nuptse reste aujourd’hui l’un des piliers du parcours de ce guide de haute montagne, formateur à l’ENSA et originaire de Saint-Paul-de-Vence. Un exploit d’autant plus remarquable qu’il s’inscrivait dans une carrière déjà riche, débutée en 2011 et ponctuée par l’obtention du DEJEPS canyonisme en 2023.
Le décès de Christophe Jacquemoud, autre guide de l’ENSA
La disparition de Benjamin Guigonnet et Quentin Lombard n’est pas le seul drame à frapper l’ENSA ces derniers jours. Le guide Christophe Jacquemoud a également perdu la vie dans des circonstances distinctes, plongeant l’école dans une période particulièrement douloureuse.
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Également formateur à l’ENSA, Christophe Jacquemoud était une figure reconnue de l’alpinisme français. Son décès, rapporté par nos confrères, s’ajoute à celui de ses deux collègues et renforce le sentiment de deuil au sein de la communauté montagnarde, marquée par ce triple drame en l’espace de quelques jours.
L’École Nationale de Ski et d’Alpinisme perd ainsi trois guides expérimentés, laissant orphelins leurs proches, leurs élèves et l’ensemble du milieu de la haute montagne, tous unis dans une même émotion.
